Explorations dans la chaîne Trans Alaï en Asie Centrale

Au profit intégral de l'Association Rêves 

Cliquer : Ciné-conférence Samedi 29 janvier 2022 - Salle Victor Hugo, Lyon

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Conclusion


 

En résumé, au cours de cette expédition se sont enchaînés les déboires :  

Par dessus tout, on n'a pas pu rentrer dans la vallée Altyn Daria, bloqués au Poste militaire à l'entrée de cette dernière. L'agence locale de Bichkek, qui devait nous obtenir le permis d'entrée (en plus du véhicule et son conducteur), a récupéré un document à l'arrachée au dernier moment, la veille du passage du Poste militaire - l'agence, avec qui j'étais en contact étroit depuis 2 ans, m'avait pourtant assuré que ce document devait être récupéré à Daroot Korgon la veille de notre passage au Poste, alors qu'en fait c'était à Bichkek et bien avant, j'ai entendu au moins 3 semaines. Le document qu'elle avait obtenu la veille n'était pas valable, car pas conforme, pas signé au bon niveau, il manquait 2 signatures de niveau supérieur. Les négociations de l'agence, du conducteur et de son boss par téléphone, et aussi de nous, avec le commandant du Poste, n'ont abouti à rien; ce dernier nous a assuré que c'était non négociable, car en nous laissant passer, il engagerait sa responsabilité, et s'il advenait quelque chose lors de notre séjour, il serait tenu pour responsable. 

C'est un manque de sérieux et de professionalisme assez stupéfiant de la part de cette agence. 

Immense déception, après toute cette préparation de plus d'une année !

Bref, on ne s'est pas attardés plus, changement de plan, et recherche, avec Gabriel, sur les cartes, d'une autre vallée. Nous avons opté pour une autre vallée, appelée Kischkesuu, que je connaissais pour y être allé en 2014, avec en tête des projets d'ascensions possibles.

Déplacement en véhicule, pas évident, à travers la plaine de l'Alaï. A la tombée de la nuit, camp au milieu de la plaine kirghize, à 2 km à vol d'oiseau de notre destination. Lendemain matin, déplacement jusqu'à un emplacement pour notre camp de base, à proximité de l'entrée de la vallée Kischkesuu. Départ immédiat avec Gabriel, avec nos sacs bien chargés; entrée dans la vallée Kischkesuu, puis montée jusqu'à un camp d'altitude à 4000 m. La nuit, apparition d'une forte gastro, aux effets épuisants, et persistante (6 jours après, elle perdure toujours); ce n'est pas faute d'avoir été vigilant sur les règles d'hygiène alimentaire.

Redescente au camp de base. 

La nuit, Yan, météorologue qui m'envoie chaque jour par téléphone satellite le bulletin, me précise que les prévisions météo ne sont pas bonnes durant les jours qu'il nous reste, instabilité avec vents et chutes de neige. Tout cumulé, on a décidé, avec Gabriel, de redescendre à Och. Décision pas évidente.

Et pour couronner le tout, ce qui ressemble fortement à une tentative d'escroquerie de la part de notre prestataire aérien, Gotogate, qui a exigé 2 jours pleins de tractations, de la part de Véronique en France par téléphone, et aussi de moi-même au Kirghizstan par courriel, pour que finalement tout revienne dans l'ordre, à quelques heures du départ la veille, de manière totalement mystérieuse et sans aucune explication.

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Dans ce contexte de mésaventure, un peu de baume au coeur...

Lors de notre retour en véhicule dans la plaine de l'Alaï, nous nous sommes arrêtés une journée pour rencontrer des familles nomades. Leurs yourtes et leurs troupeaux de chevaux, moutons, yacks..., au sein de cette steppe qui s'étend à l'infini à l'est et à l'ouest, forment un tableau majestueux, qui restera bien gravé dans ma mémoire. Et quel bonheur de découvrir, à notre époque, ces nomades kirghizes, qui ont su maintenir à tous prix, malgré les difficultés traversées, leur vie traditionnelle. Une vie très certainement rude, mais en pleine immersion dans la nature. Une vie hors du temps, faite de simplicité, de rusticité et d'abnégation.

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En conclusion, ce fut une expédition inachevée, malheureuse, de la malchance.

Je ramène quand même des images qui vont me permette d'améliorer encore les deux films des expéditions de 2014 et 2019. En vue de la prochaine ciné-conférence bénévole que je prévois à Paris début-2024, au profit intégral d'un projet caritatif à préciser.

Et je pense dès à présent à un futur départ pour une autre destination, avec en ligne de mire un sommet ou un itinéraire vierge à ouvrir et à offrir...

 

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